Elisa David, témoignage l'Ouvre Boite 2025
Elisa David, témoigne lors de l'Ouvre Boite 2025L'Ouvre Boite c'est la soirée de la Fondation UBS qui regroupe étudiants et entreprises autour d'une thématique phare. Cette année on s'est posé LA question : "faut-il partir pour réussir ?" Elisa David, ancienne étudiante de l'UBS s'est prêtée au jeu des questions réponses pour nous donner son avis !

Elisa David, Senior Product Manager chez Whaou !
L'Ouvre Boite c'est la soirée de la Fondation UBS qui regroupe étudiants et entreprises autour d'une thématique phare. Cette année on s'est posé LA question : "faut-il partir pour réussir ?"
Elisa David, ancienne étudiante de l'UBS s'est prêtée au jeu des questions réponses pour nous donner son avis !
Présentez vous !
"Bonjour, moi c'est Elisa ! J'ai été diplômée d'un Master Marketing Vente en 2020 à l'IAE Bretagne Sud. J'ai aussi fait une année d'expatriation en Nouvelle Zélande. Et aujourd'hui je suis cheffe de produit international senior pour l'entreprise Goûters Magiques, qui est une entreprise de goûters industriels. Vous savez les crêpes whaou! ? J'espère que ça vous dit quelque chose !"
Le déclic pour partir ?
"C'est tombé à un moment de ma vie où je ne savais pas trop quelle suite donner à mon parcours après mes deux premières années d'études. Et entre faire le choix de faire une année d'étude sans réel but ou faire le choix d'en savoir plus sur moi même et sur le monde qui m'entoure, l'option deux me paraissait plus intéressante et allait m'apporter plus que l'option 1 ! C'est comme ça que je me suis retrouvée en Nouvelle Zélande, à faire mes premiers pas dans ce pays un petit peu inconnu."
Quelle a été votre première impression en arrivant ?
"Alors, il m'a fallu un petit temps d'adaptation à cette nouvelle vie. Je vais un peu démystifier la vie à l'étranger, que tout soit rose, tout soit beau tout le temps. Ce n'est pas forcément le cas ! Moi, ça été un peu déstabilisant au début d'être une jeune femme seule, à l'autre bout du monde, à 20 ans, sans aucun repaires ni proches.
Donc c'est ok d'avoir cette phase de transition, quelle soit au début ou après. C'est normal, tous nos codes et repaires ne sont plus là, donc il faut s'en créer de nouveaux. Mais une fois cette période passée, évidemment ça n'a été que du bonheur.
Ce qui est assez drôle c'est que j'ai choisi la Nouvelle Zélande, qui est un pays anglophone, afin de passer cette barrière de la langue, car j'ai toujours eu cette volonté d'apprendre vraiment l'anglais. Et quand j'ai été vivre chez une famille kiwi, on m'a dit "mais t'as vraiment choisi la Nouvelle Zélande pour apprendre l'anglais ? Car en matière de grammaire, de conjugaison et vocabulaire on doit être les pires !" et bien tant pis, maintenant j'y suis ! Donc j'ai surement appris l'anglais avec plusieurs erreurs mais ça ne m'empêche pas de me faire comprendre encore aujourd'hui."
Qu'est-ce qui vous a le plus marqué dans votre séjour ?
"Ça a été un vrai tremplin sur tout : je ne pense pas que j'aurai la vie dans laquelle je m’épanouis aujourd'hui sans cette expérience. Je pars du principe que réussir ce n'est pas qu'un diplôme. Réussir c'est aussi réussir à avoir confiance en soi, savoir d'où on vient et ce que l'on veut demain. Cette expérience là nous l'apprend profondément. La plus belle chose, le plus bel aboutissement que l'on puisse avoir, et c'est le travail de toute une vie, c'est déjà de se connaître soi-même. Ces expériences d'expatriation nous font ce cadeau là."
Quel impact a eu votre séjour sur la suite de votre parcours ?
"Ça a impacté toute la suite de ma vie, ça a été une nouvelle renaissance. Parce qu'à partir du moment où on est capable de s'adapter, de se réinventer, de se débrouiller dans un pays dans lequel on n'a jamais vécu pour se loger, trouver du travail, vivre alors qu'il nous reste 20 euros sur un compte bancaire. Quand on a passé tout ça, on sait que peu importe ce qui va nous arriver dans la vie on sait que l'on va s'en sortir et que l'on se débrouillera car on l'a déjà fait. Et donc par rapport aux autres qui n'ont pas vécu ça, nous avons une vraie longueur d'avance et un vrai avantage.
Le lien entre mon job d'aujourd'hui de cheffe de projet international senior et mon expatriation est assez fort, car on m'a recruté dans cette entreprise pour développer le business à l'international, à faire rayonner nos marques hors des territoires français. A aller chercher du business dans les pays d'Europe, d'Asie, de Moyen Orient, d'Amérique. Moi, aujourd'hui, j'ai cette casquette de maitre d'œuvre pour mener une stratégie marketing de croissance pérenne et rentable avec nos marques, des produits spécifiquement développés et adaptés à nos marchés. Et je suis en lien avec des collaborateurs et des clients venant de tous pays."
Un conseil à donner à un étudiant qui hésite à partir ?
"Si j'ai un conseil à te donner, si vous, toi qui me regarde, hésite encore à le faire, je te dirai "vas y fonce, tu n'as rien à perdre mais à contrario tu as tellement à gagner !" Si tu attends d'avoir toutes les réponses, tu ne le feras jamais. Je crois que c'est Micke Horn qui dit "si t'as que 5% de tes réponses il faut surtout y aller, que les 95% autres viendront en chemin". C'est exactement ça ! Et je pars vraiment du principe dans la vie que c'est quand on a peur qu'il faut sauter, car c'est dans l'inconfort que l'on trouve les meilleurs réponses, et que l'on apprend le plus. J'espère que toi aussi, ça te donnera envie d'aller découvrir ces merveilleuses personnes, ces merveilleuses cultures et tous les pays qui peuvent nous entourer."
Crédits photos-vidéos : Fondation Université Bretagne Sud



